Article de Norbert Gabriel sur PJM
Grâce à Elisabeth Caumont, j’ai croisé Pascale-Jeanne Morisseau, et sur ses conseils amicaux fermes et persuasifs, je me suis plongé dans l’univers de mademoiselle Morisseau. Total envoûtement. Il y a un souffle d’épopée comme savaient les créer les grands romantiques, celles et ceux qui composent des fresques somptueuses de mots et de musiques, hors du temps, dans une sorte d’arc en ciel dont chaque couleur ouvre une porte vers un chemin inconnu et attirant.
C’est une traversée des grands espaces de la vie de l’amour, entre symphonie et opéra des quatre points cardinaux des sentiments.
Dans l’écriture de Pascale-Jeanne Morisseau, il y a cette magie des contes, et des poèmes qu’on lisait étant enfant, quand on découvrait des lignes poétiques somptueuses et des mots fascinants trop grands pour nous, mais qui nous emmenaient dans des envols et des voyages extraordinaires, entre Hugo et Jules Verne.
C’est le même choc émotionnel ressenti avec la découverte des mots simples et intenses du poème d’Hugo « Demain dès l’aube… » ces mots qui touchent intimement dès qu’on a 9 ou 10 ans et qui restent pour toujours au cœur de la mémoire.
Dans ses musiques il y a toute l’atmosphère des mystères et des légendes propres aux ivresses oniriques, des échos de landes aux horizons flous dans des brumes complices.
Dans l’amical - et ferme- conseil d’Elisabeth il y avait cette chanson qu’elle aurait rêvé d’écrire, « Tendre et épris l’un de l’autre » 14 minutes d’une déclaration romantico-lyrique,
« .. la solitude ne sera plus qu’un mauvais rêve d’oiseau déchu, pour le poète triste et rebelle, qu’un âpre souvenir de plus, quand deux hirondelles dans le ciel, se jurant amour éternel, éternelles et éternellement, s’adoreront dans le printemps, nous irons chérir la nature, sauvage, tout comme il se doit, honorer les bois d’aventures volages en d’intimes émois.. »
Dans la réalisation de son œuvre musicale, « la trilogie de l’âme sœur » Pascale-Jeanne Morisseau a choisi les chemins de traverse, en totale liberté, sans aucune concession aux effets de mode, avec comme seul objectif la quête du beau et de ses envies, comme cet album « Le duo des poètes » consacré à Rimbaud et Patrice de La Tour du Pin
Mais les phares peuvent fouiller les vallées creuses
Les sirènes crier de peur dans les tournants
Et les arbres surgir en tempêtes lumineuses
Rien ne m’empêchera de marcher plus avant
Nous marcherons plus avant dans le prochain numéro avec la rencontre en Tea for three, puisque j’ai eu le plaisir d’être le témoin de cette rencontre entre Pascale-Jeanne Morisseau et Elisabeth Caumont.
Norbert Gabriel - www.ledoigtdansloeil.com
Si tu aimes la vie, tout autant que l’amour
Que tu souffres d’un monde qui part à la dérive
Si dans ce monde-là, la beauté n’a plus cours
Et que tu te demandes, comment passer la rive
Embarque le navire, toi et ton espoir fou
Car il s’agit de naître, au moins se sentir vivre
Que tu en as assez de subir les coups
Quand tout ce que tu veux, c’est aimer être libre
Libre